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Compagnie Sandrine Anglade
Le Figaro octobre 2004

Dix-huitième opéra de Haëndel, Tamerlano est aussi le plus long et l'un des plus tragique, et fait une large place aux récitatifs et aux tourments intérieurs de personnages ambigus, avec une violence plus psychologique que physique. Autrement dit : un opéra difficile à monter. Le Théâtre des Champs-Elysées s'y était cassé les dents il y a trois ans, Caroline Sonrier vient de relever le défi pour l'ouverture de la saison de l'Opéra de Lille. Pari gagné haut la main. (...)
Un défi, et non des moindres : la mise en scène. Sandrine Anglade a fait un choix courageux mais payant, refusant à la fois réalisme psychologique, couleur locale et transposition historique. Elle s'en tient à un décor qui, pour être abstrait et dépouillé, n'en est pas moins symboliquement fort et pertinent. Ces personnages sans réelle épaisseur individuelle, tentent d'affirmer leur liberté au milieu d'une forêt d'armures qui emprisonnent ou libèrent comme des camisoles. Un minimalisme qui permet de se concentrer sur les éclairages et les corps des acteurs.

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La Voix du Nord Octobre 2004

L'opéra relancé avec un très beau Tamerlano. Pas une seule place de libre hier soir, pour la première représentation de Tamerlano, opéra en trois actes de Georg Friedrich Haëndel, dirigé jusqu'à samedi prochain par Emmanuelle Haïm et son Concert d'Astrée. Le démarrage, de toute beauté, de la première véritable saison de l'équipe emmenée par Caroline Sonrier ne pouvait espérer mieux que cette histoire et cette musique, sous cette direction là. (...) Depuis dix ans qu'elle travaille à la mise en scène, d'abord comme assistante d'Andreï Serban à l'Opéra Bastille, Garnier ou Bucarest, puis seule comme une grande, Sandrine Anglade n'avait encore jamais eu l'occasion d'approcher Haendel. "J'en avais beaucoup vu. C'est une musique que j'adore d'autant que je suis grande spectatrice." C'est Caroline Sonrier, directrice de l'Opéra de Lille, qui a eu l'dée de l'associer à Emmanuelle Haïm pour ce Tamerlano créé ici la semaine dernière. La perspective d'un duo féminin, faut-il le dire, n'a pas déplu aux deux jeunes femmes qui ne se connaissaient pas. Elles ont, assurent l'une et l'autre, beaucoup, beaucoup travaillé sur cette partition riche mais complexe, flanquée d'un livret tarabiscoté à l'extrême comme le sont les opéras-seria de ce XIIIème siècle qui n'aime rien tant que les intrigues à multiples entrées, les rebondissements tortueux, jeux de miroirs, faux-semblants et vraies fausses pistes..
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