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Compagnie Sandrine Anglade
Le Monde 7 décembre 2006

"Monsieur de Pourceaugnac", cauchemar baroque et raffiné. Loin des codes habituels, Sandrine Anglade  intègre les musiciens à l'action de cette rare comédie-ballet de Molière et Lully.. C'est la nuit sur le plateau de théâtre. Un vieil homme, somnanbule en longue chemise blanche, bonnet de nuit et chaussettes, s'allonge, s'endort et rêve. "Répands, charmante nuit, répands sous tous les yeux/De tes pavots la douce violence", chantent alors des créatures évanescentes, doucement sorties de l'obscurité.
Ainsi commence Monsieur de Pourceaugnac, comédie-ballet de MM. Molière et Lully, et rarement jouée dans les temps récents : comme un rêve baroque et raffiné, mis en jeu et en musique de manière exrêmement originale par la jeune (35 ans) metteuse en scène Sandrine Anglade.
Molière et Lully l'ont créée, cette fantaisie qui prend place entre L'avare et Le Bourgeois gentilhomme, dans des circonstances très particulières : lors d'une méga partie de chasse royale, à Chambord en 1669. La pièce se donna dans les escaliers du château (!), lors des libations qui suivaient les journées de chasse, et semble tout entière empreinte d'une sorte de folie nocturne, d'ivresse, de vertige.
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Le Monde de la musique janvier 2007

Sans subvention ou presque, une jeune compagnie monte Monsieur de Pourceaugnac, de Molière et Lully. Le succès est au rendez-vous et le spectacle réclamé partout. Molière, cela marche toujours, et Molière et Lully, depuis Le Bourgeois gentillhomme monté l'an dernier par le Poème harmonique sont deux noms qui vont de nouveau bien ensemble. Mais présenter Monsieur de Pourceaugnac, comme l'a fait la Compagnie Sandrine Anglade à Limoges, cela relève du défi.
Pourquoi Limoges? Parce que la pièce raconte la cruelle aventure d'un gentillhomme limousin venu épouser un tendron à Paris, et qui se retrouve littéralement en pays étranger, en but à tous préjugés. Pour retrouver l'esprit de cette comédie créée en 1669 dans l'"intimité" de Chambord, Sandrine Anglade a repris le principe de la Fabula d'Orfeo qu'elle a montée à Royaumont à la rentrée dernière. Autour d'une table géante qui évoque à la fois le festin des noces et le Pont-Neuf où s'inventait le théâtre, elle organise un éblouissant ballet d'acteurs dansant...
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Opéra magazine janvier 2007

Il est des productions qui changent notre vision de l'histoire du théâtre ou de celle de la musique. Ne visant nullement à la reconstitution d'époque, ce Monsieur de Pourceugnac (1669), sans le clamer, est du nombre. Les gens de théâtre y percevront combien Molière a écrit autant de prototypes formels que de pièces, et les gens d'opéra s'émerveileront d'y voir l'une des gestations du génie dramatique de Lully et de sa tragédie lyrique.
Ce spectacle offre d'emblée un espace vide que la vie sociale va coloniser. Vide ou presque puisque ne l'occupe qu'une gigantesque table noire, disposée traversalement et dont les fonctions sont multiples : lit (pour Oronte), abri (pour le clavecin), pont (on passe souvent en dessous) et estrade de jeu. Claude Chestier, par ailleurs auteur des élégants costumes, est l'inventeur de ce dispositif aussi primordial que vertébral. Le regard que Sandrine Anglade porte sur la pièce est scrutateur (une grouillante et bien ordinaire société humaine) et joueur, tant elle sait peindre avec simplicité les pulsions de vie, notemment les élans de la jeunesse. Pour ce faire, elle crée un flux scénique unique où la continuité est le maître mot.

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La Terrasse

Sandrine Anglade plonge dans les arcanes de cette comédie-ballet de Molière et Lully, avec seize musiciens, chanteurs et comédiens. Un beau projet de troupe! Bigrement gonflée, Sandrine Anglade! Aguerrie par plusieurs productions pour l'opéra, la jeune metteur en scène entreprend de monter Monsieur de Pourceaugnac (1669) avec une troupe de musiciens baroques, qui jouent sans partition sur instruments d’époque et se piquent de faire la comédie. Loin d’arborer les atours naphtalinés d’une reconstitution historique, elle époussette subtilement ce classique qui fleure bon les tâches d’encre et la douceâtre poussière d’école. Qui n’a pas ri aux mésaventures de ce barbon limousin, débarquant à Paris enrubanné comme un dandin pour épouser la fraîche Julie? Un projet de mariage bien contrariant puisque le coeur de l’indocile jouvencelle scintille déjà pour un autre. A défaut de convaincre le père Oronte - un grigou avare de dot -, son amant Eraste tentera donc de décourager le prétendant en lui concoctant un traquenard des plus machiavéliques qui le précipite sans anesthésie entre les pinces des morticoles de la Faculté. Traqué, trompé, molesté, le provincial naïf se cogne dans le labyrinthe des faux-semblants et s’égare dans le jeu de miroirs des hypocrisies parisiennes.
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