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Compagnie Sandrine Anglade
A propos du Voyage de Pinocchio
Théâtre musical, d'après le texte original de Carlo Collodi
Librement traduit et adapté par Sandrine Anglade et Claude Chestier


Pinocchio n’est pas seulement l’histoire d’un pantin de bois effronté qui vit maintes péripéties avant d’accepter de se plier aux règles sociales, d’accéder à une culture, à un système de valeur partagée. C’est aussi l’histoire d’un père. Derrière les aventures de Pinocchio, il y a le silence de Gepetto, le menuisier géniteur. Mettre en scène cette attente du fils, l’étirer comme une absence fondamentale, une errance à jamais. Le ventre de la baleine est devenu le théâtre, l’espace où un père attend son fils et où un fils cherche son père. Longtemps. Dans la chute impassible de la neige. Retrouver son père, c’est pour Pinocchio traverser les chimères de l’enfance, ses illusions, cette vision rêvée du monde où les bandits ressemblent à des chats et des renards, les médecins à des corbeaux et des chouettes, où l’on peut parler aux poissons, et où il est urgent d’inventer des fées pour calmer ses angoisses. Monde vu à travers des rêves ou des cauchemars d’enfants et incarné par des enfants chanteurs. Ces derniers sont à l’image des enfants des villages de la Toscane ouvrière du XIXe siècle où la vie se racontait alors en musique et était rythmée par des chansons. Ils font leur théâtre, simple et archaïque, jouant à se transformer d’un personnage à un autre pour raconter leur monde. Une manière de place de village où l’histoire d’un pantin s’érige en fable à travers des flocons de mots et de chansons.

Sandrine Anglade
Un conte initiatique à l’envers et en musique

Traduire et adapter – la forme d’une dramaturgie

Dans cette grande épopée aux multiples rebondissements, l’essentiel était de trouver la théâtralité, l’endroit où Pinocchio peut s’incarner théâtralement. Échapper à la linéarité d’une narration mais puiser dans la vivacité du texte. Jouer de son style, alerte et dru. Mettre en perspective, en abîme, en théâtre. Inventer l’histoire qui engloberait la course folle de Pinocchio à travers le monde.
Alors nous avons imaginé une dramaturgie resserrée autour de la parabole sur la paternité et la maternité, se structurant à partir d’une question et de notre réponse : Comment devenir homme ? En redevenant enfant…
Notre Pinocchio s’est peu à peu dessiné sous notre plume comme un voyage initiatique à l’envers, celui d’un Pinocchio adulte qui, évoquant un père lointain, se confronte à nouveau à son enfance. La musique est son guide, le violon son art, son espace de sociabilité. Autour d’un Geppetto errant, les sept petits solistes du chœur préparatoire et de la Maîtrise de Paris incarnent le monde des illusions de l’enfance, sa spontanéité comme sa brutalité. Ils sont tour à tour le directeur du théâtre, les chats, les renards, les poissons, les enfants de l’école … Monde de l’étrange, petites figures de théâtre, manipulées par la petite fée aux cheveux couleur de la nuit.

Un spectacle tout public joué par des enfants acteurs, chanteurs et instrumentistes

Les enfants associés à ce projet sont de jeunes chanteurs de talent issus du chœur préparatoire et de la Maîtrise de Paris (conservatoire de Paris). Ils sont aussi, pour leur plaisir, instrumentistes. C’est eux qui prennent la scène ici. Jouant le texte, chantant l’histoire de cette marionnette tout en s’accompagnant eux-mêmes.
Enfants racontant la naissance d’un enfant … Ils ont tous cette spontanéité du personnage de Pinocchio, mais aussi, comme lui, une vraie gravité. En les laissant s’emparer de cette histoire, c’est une façon de changer notre regard d’adulte sur l’idée d’un texte pour enfants. C’est à être humain, enfant et adultes, dans toutes nos contradictions, que Pinocchio nous invite. Revoir avec nos yeux d’enfants cette quête d’inconnu dont on ne s’est jamais sans doute départi.


Faire entendre la musique traditionnelle italienne et le jeu sur l’italien chanté

Enfin, nous avons souhaité mettre la musique au cœur de ce voyage, pour faire vivre à travers elle une italianité tant festive que nostalgique, comme savent la chanter les musiques traditionnelles de Toscane ou de Sicile.
L’univers musical se déclinera suivant trois axes :

- Des chansons et mélodies populaires italiennes anciennes : chants a capella, chants polyphoniques, pour lesquels les enfants s’accompagneront eux-mêmes (piano, piano jouet, guitare, violon, basson, etc.). Les chansons seront chantées en italien ou dans un jeu langagier sur un italien imaginaire (gramelot toscan, sicilien …).

- Un travail sur les percussions et les cloches à mains : structures rythmiques ou paroles rythmiques, accompagnement des scènes parlées ou de chants.

- La création d’un univers sonore et musical original.

Cette musique, à travers le violon notamment, instrument emblématique entre les mains de Pinocchio, est aussi l’argument d’un apprentissage culturel. Ce n’est pas totalement l’école ici qui fonde l’être social que devient Pinocchio mais l’Art, ou la virtuosité du violon. La gestion du temps qu’impose avec rigueur cette immixtion de la musique dans le théâtre touche aussi à un certain endroit les codes rythmiques de la représentation du grand opera di pupi (marionnettes à fil siciliennes). Suspension. Arrêt sur images. Courses folles. A bout de souffle. Mécanique désordonnée de la scène. Le spectacle surgit alors dans une forme très visuelle, poésie où l’émotion des images du théâtre contient à elle seule une foule de mots ou d’idées, de sous textes, ainsi que cette multiplicité de sens propre à l’interprétation de cette œuvre kaléidoscopique.


Distribution                                                                                                Rôle  
                                               
Liviu Badiu                                                                                                      Pinocchio adulte (violon)
Daniel Laloux                                                                                                  Geppetto
Emmanuel Coppey ou  Antonin Rondepierre                                                Arlecchino et Pinocchio enfant  (violon)
Héloïse Cholley ou Léa-Linh Liebard                                                              La petite fée aux cheveux couleur de nuit  (piano)
Alice de Orador, Abel Zamora ou Akiko Suzuki                                            Le directeur de théâtre, le corbeau, un enfant (piano)
Gatsby Remé, Lucie Zeitoun ou Maryam Mahla (violon)                             Un renard, une chouette, un enfant, un poisson (guitare)
Eléonore Duizabo, Jade Bille ou Marthe Buaillon                                         Un renard, un lapin, un enfant, un poisson  (piano)
Marie Oppert (clarinette), Sarah Serres ou David Birgé-Cotté                    Un chat, un lapin, un enfant, un poisson (piano)
Roman Rondepierre (violoncelle et mandoline)
Cécile Madelin (viole de gambe, flûte et piano) ou
Ariane Bresch (basson et piano)                                                                    Un chat, une chouette, un enfant, un poisson

Avec la participation de Jeanne Coppey (chant)

Sandrine Anglade                                                                                           Mise en scène
Patrick Marco (Maîtrise de Paris)                                                                 Direction musicale
Avery Gosfield (Ensemble Lucidarium)                                                         Musiques et adaptation des pièces  traditionnelles
Massimiliano Dragoni (Ensemble Lucidarium)                                              Composition des pièces pour percussions et cloches
Francis Biggi (Ensemble Lucidarium)                                                             Recherches musicales et travail sur l'italien chanté
Michaël Grébil                                                                                                Univers sonore et musical
Claude Chestier                                                                                               Scénographie et costumes
Eric Blosse                                                                                                       Lumières
Pascaline Verrier                                                                                           Collaboratrice artistique et mouvements
Hélène Martin                                                                                               Assistante à la mise en scène



Equipe Technique

Nicolas Guellier                                                                                              Régie générale et lumières
Jean-Yves Zanchetta                                                                                      Régie plateau
Alexis Lazar ou Sophie Buisson                                                                       Régie Son
Elisa Provin ou Pilar Leroi                                                                              Habilleuses / Maquilleuses
Julie Lardrot, assistée de Louise Watts                                                         Réalisation des costumes
Franck Lagaroje avec la collaboration de Nicolas Guellier                          Conception et réalisation des éléments scénographiques
            
Le Voyage de Pinocchio
Carlo Collodi
Production déléguée Compagnie Sandrine Anglade
Coproduction Opéra de Lille, Théâtre de Cachan, Opéra de Dijon, Ferme de Villefavard en Limousin, Théâtre de St-Quentin-en-Yvelines Arcadi et Arts point- Jean-Pierre Miquel
Avec le soutien de la Fondation Orange et de la Ville de Vincennes
Avec le soutien à la diffusion de Arcadi et du Conseil général du Val- de-Marne