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Compagnie Sandrine Anglade

Résumé

Voilà dix-huit ans que Tartaglia, le roi de Monterotondo, est parti à la guerre. Pendant son absence, la reine Ninette, sa femme, accusée d'infidélité par la reine mère Tartagliona, a été enterrée vivante sous l'évier de la cuisine du palais. Depuis dix-huit ans elle y survit dans le plus grand secret, grâce aux soins d'un mystérieux Oiseau Vert. Ses jumeaux, que Pantalon, premier ministre du roi, était chargé de supprimer, ont été recueillis nourrissons par un couple de charcutiers, Truffaldino et Sméraldine. Ignorant leur origine, les deux enfants ont grandi dans la pauvreté et ont étudié dans les livres la philosophie.

La pièce commence le jour du retour du roi Tartaglia à Monterotondo. Ce même jour, les jumeaux découvrent qu’ils sont des bâtards, et partent en quête de leur véritable identité. Ce voyage initiatique fera d’eux brutalement des nantis et mettra à l’épreuve leur philosophie. À l’issue du voyage, après de multiples épreuves, métamorphoses et sortilèges, l’Oiseau Vert, recouvrera sa forme humaine. Par ses révélations, il dénouera toutes les intrigues et rendra à tous justice.

L’Oiseau Vert est un hymne au théâtre.

Comédie loufoque, la pièce mélange savamment la farce et le conte, jouant à heurter les niveaux d’écriture et les registres de langue, de la prose aux alexandrins. Les mots foisonnent ici convoquant la verve et la candeur de l’acteur. Il faut se frayer un chemin dans cette féérie, trouver le fil pour organiser l’éclectisme de  cet étonnant kaléidoscope.

Truculence et merveilleux, sur fond de fable philosophique : des statues moralistes qui parlent, des pommes qui chantent, de l’eau qui danse et des adolescents philosophes, élevés par un charcutier disciple de Machiavel qui se découvrent les héritiers d’un royaume alors que leur mère est retenue prisonnière depuis 18 ans sous le trou de l’évier du palais… Energie, vivacité, faconde. Une ronde haletante. L’acteur dans tous ses états, devant jouer d’une dextérité absolue pour juxtaposer des instants de totale « innocence », sans lien de mémoire  entre eux (être soudain triste, soudain heureux, soudain en colère, soudain émerveillé). Surprendre et se surprendre toujours. Jouir et jouer de l’étonnement permanent.

Carlo Gozzi, au cœur du 18ème siècle italien - et contre Carlo Goldoni -  réinvente un monde pour des masques de la commedia dell’arte qui se meurent. Il s’empare de la tradition pour la détourner, et à l’égal d’un Shakespeare, leur crée un univers poétique qui leur est propre. C’est à l’imaginaire du spectateur qu’il fait confiance. Il s’agit de croire, avec la naïveté du regard d’un enfant. La clé est là : croire ou ne pas croire, croire que l’on croit, jouer à croire…

Mais il faudrait écrire aussi sur Calmon, cette statue moraliste dont la force du discours sous-tend l’œuvre toute entière.  Beno Besson, en 1984, l’avait mis de côté, préférant faire de lui une sorte de superman mercenaire de l’Oiseau vert. Pourtant le texte de Calmon est d’une humanité éclairante, sorte de Spinoza spectral, homme de pierre qui propose aux adolescents sophistes d’élever leur vision, de regarder le ciel et les étoiles. Cette parole-là sonne aujourd’hui comme un manifeste pour l’intelligence du théâtre.

                                                                                                                                                                                                                                Sandrine Anglade, metteur en scène


  
L'Oiseau Vert
Création à Dijon le 9 octobre 2010











Production déléguée Compagnie Sandrine Anglade
Coproduction : Compagnie Sandrine Anglade, Opéra de Dijon, Maison de la Culture de Bourges/Scène Nationale, Ferme de Villefavard en Limousin, Théâtre de Cachan.
Avec la collaboration du Jeune Théâtre National, le soutien de la DRAC Ile-de-France,
du Conseil Général du Val de Marne et de la Ville de Vincennes.
Remerciements à l'ARCAL, compagnie nationale de théâtre lyrique et musical, pour les prêts de studio et atelier et au Théâtre Dijon Bourgogne/Centre dramatique national, pour le soutien logistique.

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(c) Pascal François