[./index.html]
[./actualites.html]
[./compagnie_genese.html]
[./compagnie_equipe.html]
[./liste_spectacles_prod_deleguee.html]
[./liste_spectacles_autres_prod.html]
[./galerie_photo.html]
[./presse_revue_generale.html]
[./presse_accueil.html]
[./contact.html]
[http://www.tricollectif.fr/la-scala/]
[Web Creator] [LMSOFT]
Compagnie Sandrine Anglade

JE DEVINE, A TRAVERS UN MURMURE, LE CONTOUR SUBTIL DES VOIX ANCIENNES (Verlaine)

Du baroque (Monsieur de Pourceaugnac) à l’écriture contemporaine (Le Roi du Bois), en passant par les musiques traditionnelles (Le voyage de Pinocchio) ou le rythme pur (Le Cid), la musique et la voix ont été au cœur du travail de la compagnie Sandrine Anglade.
Elles deviennent l’objet même de notre future création.

Le chant est un symptôme

Le chant est indissociable de nos existences, individuelle ou sociale. Il va puiser au plus profond de nous-mêmes investissant ce point de tension entre l’intime et le collectif, entre notre passé et notre présent.
 
Notre rapport au chant évolue. 
D’une part la musique se consomme et se vit de façon de plus en plus individualisée. D’autre part, dans la sphère publique, la musique d’ambiance programmée « chante » pour nous. Et l’expérience directe du chant semble s’orienter vers la performance médiatique et la professionnalisation.
L’usage du chant au travail par exemple, fondement des musiques populaires et traditionnelles, a progressivement disparu, perdant sa signification communautaire et revendicative.
Une forme de parole s’éteint.
 
La pratique du chant peut être lu comme un symptôme.
Symptôme d’une société en mutation, tant sur le plan des valeurs collectives et revendicatives, que sur le plan de la pensée singulière et individuelle.

L’envie ici est à la prise de conscience, au sursaut. Faire surgir le chant dans tout ce qu’il a de joyeux et de profond. Donner à sentir son énergie communicative et raconter un peu de son histoire, de nos histoires.

Polyphonies

Notre projet obéit à plus d’un titre à la notion de polyphonie : écriture à 6 mains entre Violaine Schwartz (auteure), Théo Ceccaldi (compositeur) et moi-même (dramaturgie et mise en scène) ; rencontre au plateau d’un acteur chantant avec quatre instrumentistes.

Mais cette polyphonie est aussi au cœur du principe d’écriture.

La « pièce » prend en effet la forme d’une conférence-récit où un personnage, cherchant à parler du chant et de ses déclinaisons intimes et sociales, se trouve traversé par des voix et des chansons.

Il est atteint de ce qu’on appelle des « vers auditifs »,  des obsessions mélodiques irrépressibles. Les chansons sont ses démons submergeants, chavirants.

La musique et les musiciens sont ses fantômes. Ils jouent et chantent aussi, fredonnent, deviennent un chœur en contrepoint du chant de l’acteur.
Ils ponctuent, rythment, infiltrent des thèmes qui se développent de façon sous-jacente aux mots jusqu’à exploser en chansons ou, inversement, ces dernières chantonnent comme un leitmotiv lointain.

On ne s’interdira pas de « citer » explicitement les chansons, mais le jeu de composition mené par Théo Ceccaldi sera de dégager des thèmes, improviser, réinterpréter.

La musique s’immisce, se déploie au cœur des mots du conférencier, de la douceur à l’obsession
« assourdissante ».

Processus d'écritures

Notre travail a débuté depuis un an et demi par des rencontres avec des publics, de cultures et de générations très différentes, rencontrés lors d’ateliers de chant amateurs que mène la Compagnie sur le territoire de la Seine-Saint-Denis.

Violaine Schwartz a rencontré ces personnes et collecté auprès d’elles des témoignages,  des souvenirs liés au fait de « chanter ». Cette collecte de paroles constitue une source d’inspiration, une matière, que vient habiter et façonner le travail de Violaine.

Sera produite en avril-mai 2018 une première esquisse qui nous permettra de débuter des sessions d’improvisations musique et texte avec tous les interprètes. Celles-ci, enregistrées et filmées, nous permettront d’interroger nos écritures (textuelle, musicale, dramaturgique), de les faire « naître » ensemble, dans un tout progressivement cohérent.

L’objet qui en sortira sera sans aucun doute singulier, à mi chemin entre le théâtre et le concert, une transe, un opéra mêlé.

Parce que ça nous chante !

Sandrine Anglade (décembre 2017)

CREATION 2019-2020

Conférence polyphonique pour 1 acteur et 4 instrumentistes

Avec
Pierre-François Garel
et le
Quartet La Scala :
Théo Ceccaldi : violon
Roberto Negro : piano, piano préparé, claviers, électronique
Valentin Ceccaldi : violoncelle, horizoncelle
Adrien Chennebault : batterie, percusions, objets

Texte : Violaine Schwartz
Mise en scène : Sandrine Anglade
Direction musicale : Théo Ceccaldi

Scénographie : Mathias Baudry
Lumières : Caty Olive
Costumes : Cindy Lombardi

            
(C)hanter
titre provisoire
  
Dossier